Les langues hmong sont parlées par les populations Hmong, vivant au sud de la Chine (spécialement la région du Guizhou), ainsi qu’au nord du Viêt Nam et du Laos. Il s’agit de langues appartenant au groupe linguistique hmong-mien, appelé encore miao-yao. Ce sont des langues tonales dont les phrases sont organisées selon le mode SVO (Sujet-Verbe-Objet)

Il existe de très nombreuses formes, certaines parfois considérées comme des langues à part entière, ou sinon variétés dialectales, beaucoup n’ayant d’ailleurs probablement pas encore été répertoriées. Les deux plus répandues font partie du groupe hmong occidental; ce sont le « hmong vert » (hmong njua ou hmong leng) et le « hmong blanc » (hmong daw), parlées au Laos et au Viêt Nam, qui doivent leur appellation à la couleur des costumes traditionnels féminins des locuteurs. Toutes deux sont parlées par la diaspora hmong installée principalement en Amérique du Nord et en Europe.

Les premières formes d’écriture hmong remontent au début du XXe siècle. Plusieurs ont ainsi été formées par des missionnaires, notamment dans les années 1950, grâce à l’alphabet latin.

Un autre alphabet, réalisé en 1959 par une personne illettrée (Shong Lue Vang), est également utilisé. Il est le seul alphabet hmong mis au point par un locuteur natif (un Lao-hmong). C’est un alphabet semi-syllabique appelé pahawh hmong cas étonnant, puisqu’il s’agit ainsi du seul alphabet non syllabique connu au monde créé par une personne non lettrée. Le pahawh hmong aurait été révélé à son créateur par une vision divine…

Cependant, Lemoine (1972, pp145-146), qui a étudié tous les alphabets hmong connus, décrivait ainsi le hmong pahawh : « La principale difficulté consistait à noter tous les tons. Et trouver un signe invariable pour chaque ton sur chaque voyelle demandait une analyse phonologique stricte, que malgré son génie incontestable, YA Chong Leu ne pouvait produire. D’où l ’emploi de signes différents pour transcrire la même voyelle à différents tons, et du même signe diacritique pour distinguer les voyelles entre-elles, sans tenir compte du ton. Ces deux défauts compliquent considérablement la lecture, bien qu’on puisse effectivement mémoriser toutes ces graphies si on veut s’en donner la peine. Ces caractères sont en majorité parents des alphabets indiens utilisés par les Taï du Tonkin et les Lao. Certains rappellent l’alphabet romain, et au moins deux d’entre-eux l’alphabet cyrillique sans qu’il y ait concordance phonétique dans la lecture. Des contaminations ont certes été possibles, puisque dans les zones contestées du Nord-Laos on trouve une quantité de matériel militaire de récupération, de provenances diverses, soit des pays de l’Est de l’Europe, soit des Etats-Unis, de la Chine, etc …, portant des inscriptions dans l’écriture du pays d’origine. Les rêves les plus géniaux partent toujours de la réalité, l’écriture rêvée par Ya Chong Leu, s’inspire des caractères qu’il a pu voir autour de lui. »

3 réponses
  1. Non au copiage
    27 juin, 2011 | 22:23 | #1

    Copieur ! Le dernier paragraphe est exactement ce que j’ai écrit sur Hmong.fr ! Ca s’appelle du plagiat, et c’est susceptible de poursuite. Si j’étais procédurier …

  2. Reine Douin
    10 janvier, 2015 | 23:47 | #2

    Bonjour,
    Je recherche des contes Hmong pour animer une soirée contes du peuple Hmong 2 ou trois textes me seraient utiles,
    Je vous en remercie sincèrement, sincères et cordiales salutations
    Reine Douin

  3. tittrit
    13 mars, 2015 | 13:45 | #3

    bonjour

    je cherche a m’initier au hmong en vue d’un sejour dans famille au nord viet nam
    qui peut m’aider ,? j’ai sollicité une asso hmong près de chez moi, mais sans succès

    merci

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